Culpabilité 101 – Ma mère

Culpabilité libertéLa vie est une école où les autres sont nos maîtres et les expériences, nos leçons. De tous les apprentissages, celui de transformer la culpabilité en liberté demeure certainement le plus exigeant. Mon premier grand maître en la matière fut ma mère. Dès mes dix-huit ans, je m’installai à une heure de route d’elle. Cette circonstance favorisa l’expansion de cette puissante émotion.

Pour qu’on se sente coupable, notre mental crée deux personnages : un juge et un jugé. Il les utilise pour nous couper de ceux qu’on aime, y compris de nous-mêmes.

D’un côté, le juge est un bourreau qui s’imagine supérieur. Il nous reproche de ne pas être la meilleure personne au monde et se valorise en nous rabaissant. D’un autre côté, le jugé est une victime qui s’imagine inférieure. Il nous reproche d’être la pire personne au monde et se valorise en nous isolant.

Voyons-les en action dans nos rôles respectifs, ma mère et moi.

Avec les années, je devins tellement accaparée par mes responsabilités, que j’avais moins de temps pour visiter ma mère. Irritée, elle s’en plaignait : C’est ça. Tu as du temps pour t’amuser, mais tu es trop occupée pour moi. Ses paroles piquaient à vif mon devoir d’aînée irréprochable.

Je m’en voulais de lui déplaire. Lasse de me justifier, je m’excusais en vitesse avant de raccrocher. Ma chère culpabilité en profitait alors pour me tourner son fer dans la plaie de la mauvaise fille. À la longue, les reproches finissaient par refroidir mon ardeur à la voir.

Un jour, l’entendant encore se lamenter, j’eus cet élan : Maman, c’est terminé. La culpabilité ne fonctionne plus avec moi. Je ne me sens plus mal à l’aise de penser à moi avant toi. Me sentir coupable m’enlevait toute envie d’aller chez toi. À partir d’aujourd’hui, tu m’exprimes ton besoin et je t’exprime le mien.

Silence dans l’appareil, puis cette question : Tu veux dire que je ne peux plus te contrôler? Pleinement consciente, je répondis : Non, maman. Je m’assume maintenant.

handmade-heart-1920x1200Ma brillante mère ajouta aussitôt : Dodo, je m’ennuie de toi. Aimerais-tu venir souper samedi? Évidemment, je lançai de tout cœur : Maman d’amour, c’est un rendez-vous! Et nos Je t’aime! résonnèrent d’un bout à l’autre… de ce mystérieux fil assurément non coupable.

Jusqu’à son départ pour la lumière, se revoir était une telle joie. La liberté est la plus grande forme d’amour qui soit.

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Le lion qui se pensait en cage

Lion en captivitéConnaissez-vous des gens qui se plaignent constamment? Aimeriez-vous savoir ce qui les motive? M’étant lamentée plus souvent qu’à mon tour et apprenant à briser l’engrenage, je me sens bien placée pour vous en expliquer les rouages. C’est le lot de tout lion qui finit par comprendre que sa prison est une illusion…

Il me vient à l’esprit cet ancien collègue qui sonna un jour à ma porte.

Désespéré, il m’implora de lui prêter main forte. Je le priai de se confier. Il déclara que sa femme venait de le quitter : Elle m’a rejeté, humilié, trahi! Puis, il se délesta d’un monticule de frustrations réprimées depuis des années.

Après l’avoir écouté s’épancher abondamment, je lui dis avec tout mon amour : Merci de m’avoir si bien décrit ta cage. Maintenant, que dirais-tu de me parler du lion en toi? J’eus pour réponse un silence long comme ça…

Un mois passa. Le téléphone sonna. C’était lui.

Il prit deux instants de mes nouvelles, puis relâcha son fardeau. Son associé venait de le quitter : Il m’a rejeté, humilié, trahi! Après avoir accueilli son volubile récit, je lui dis : Merci de m’avoir si bien décrit ta cage. Maintenant, que dirais-tu de me parler du lion en toi? Pour toute réponse, il s’excusa et raccrocha poliment.

Six mois plus tard, je le croisai sur le trottoir. Il n’avait pas meilleure mine. En fait, comme il avait déjà servi dans l’armée, j’eus la réflexion qu’il avait une mine… anti-personnel!

Son air ne m’empêcha nullement de l’inviter à prendre un café.

Vous avez deviné. Eh oui! Il venait de se faire rejeter, humilier, trahir. Par contre, cette fois-ci, il était tout ouïe et voulut que je lui parle du lion et de sa cage. Émue, je lui expliquai ce qui suit.

Lion libre au vent

Lorsque je te regarde, c’est un lion puissant que je vois. Quand tu te plains et blâmes les circonstances, tu me décris les barreaux que tu fabriques avec tes jugements. C’est ta cage que je vois. Alors, afin de te rappeler ta puissance et ta liberté, je te demande de me parler du lion qui vit en toi. J’aimerais que tu entendes sa voix.

En signe d’approbation, il me fit un sourire grand comme ça.

Personne ne peut nous rejeter, nous humilier, nous trahir sans notre permission. Nos cages sont des mirages. Des horizons infinis nous attendent à un battement de cœur d’ici.

Savane africaine

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Une aînée en liberté

Une aînée en libertéAh… ha! Vous pensiez peut-être qu’il s’agit de bibi, cette aînée en liberté dont il est question ici. Eh bien, non! C’est plutôt ainsi que se nomme le blogue débordant de spontanéité que signe d’une main experte Francine St-Pierre. Cette sexygénaire au parcours pavé de réussites est une amie des plus colorées et une raconteuse d’une immense authenticité. Elle prouve de façon irréfutable qu’on peut réaliser nos rêves, quel que soit le kilométrage sur le tableau de bord de notre destinée.

Aînée et liberté, deux mots tout simples qui, une fois réunis dans une même existence, deviennent un exemple original et une invitation peu banale à écouter notre fantaisie et dire oui à nos envies.

L’autre soir, les yeux rêveurs, Francine me décrivait sa joie d’écrire sur des sujets qui lui parlent. Elle cueille ses anecdotes à même le jardin de son quotidien, sur le balcon du voisin, dans un spa parisien, durant une conversation, après un fort moment d’émotion. On reconnaît son œil de jardinière avertie à sa façon d’élaguer son récit pour ne laisser que de beaux bosquets de situations tantôt coquines, tantôt cocasses et, la plupart du temps, débordantes de tendresse.

Certains textes nous portent à réfléchir. D’autres n’ont pour seul but de nous divertir tout en libérant quelques rires.

Philosophe à ses heures, notre aînée friande de liberté adore se sortir de sa zone de confort, au risque même de choquer. Parce c’est, dit-elle, bien en-dehors des sentiers du connu qu’elle se sent vraiment vivante. L’idée de vous savoir en appétit de ses écrits ravive sa verve et la pousse à plus d’audace.

Dans quelques mois, elle nous charmera en direct du Costa Rica.

Son amour de l’écriture a un rival : sa passion pour la peinture. Vous avez vu le magnifique tableau qui enjolive le début mon article? Cette œuvre de Francine exprime à la perfection ma perception de la liberté. Il s’en dégage un petit brin de folie contagieux.

Francine et son Api

Qu’est-ce qui fait sa journée? Savoir qu’elle peut ajouter un plus à votre réalité. Mon doigt de fée me dit qu’il y a autre chose aussi.

Parmi ses bonheurs quotidiens, on retrouve sa fille adorée de l’autre côté de l’océan, sa filleule sexy, zen, happy et…

Sa petite Api. Nous les voyons à droite dans un moment cocon particulièrement mignon.

L’aînée en liberté vous attend sur son blogue chéri… avec son cœur grand comme l’infini!

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Demandez et vous recevrez!

Demandez mains ouvertesIl est bien connu, ce dicton qui nous vient de l’apôtre Mathieu et qui dit en plus long ceci : Demandez et l’on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Voilà l’essentiel de la leçon qui m’attendait en avril dernier au Chopra Center, en Californie.

Ensemble, revisitons ce moment-phare de ma vie, en espérant qu’il jettera un peu de sa lumière sur la vôtre aussi.

Je participais à l’atelier Seduction of Spirit, qui durait une semaine. Le lundi matin, je m’empressai de choisir mon siège dans la salle où se trouvaient plus de 500 personnes. Pendant une bonne partie de l’avant-midi, les deux jeunes filles devant moi consultaient leur cellulaire et s’échangeaient des photos, en même temps que parlaient Deepak Chopra et ses invités.

Deux sentiments contradictoires m’habitaient. D’une part, j’avais le goût de leur exprimer ma frustration en leur disant qu’elles m’empêchaient d’entendre les conférenciers. D’autre part, je voulais faire preuve d’ouverture d’esprit.

La solution tant espérée se montra le bout du nez quand l’une des jeunes filles se retourna pour me demander d’enlever mon sac, qui était appuyé contre le dossier de son siège. Il l’importunait! Bien sûr, lui répondis-je. Et par la même occasion, j’en profitai pour lui demander si elle et son amie pouvaient fermer leurs cellulaires.

Chose demandée, chose reçue!

Ma voisine de gauche et celle de droite me murmurèrent d’une même voix un profond merci, assorti de soupirs de soulagement. Deux minutes plus tard, c’était la pause. Et voici ce qu’il y avait d’affiché sur les écrans géants : Par respect pour les autres, merci d’éteindre vos cellulaires.

Ah! mais je n’étais pas tout à fait sortie du bois, comme on dit par ici. La culpabilité s’amusa tout l’après-midi à envenimer ma quiétude. Dieu merci, le baume rôde près de la plaie. Après avoir médité là-dessus, je rentrai d’un pas lent à l’hôtel.

NamasteSoudain, une lueur de conscience inonda mon sentiment d’inconfort. Et j’entendis clairement ceci : Demande, ma Dodo. Demande. Chacun est libre de donner.

Le message évapora mes doutes.

Depuis ce moment béni, lorsque je sens la justesse d’une demande, je l’exprime. Simplement. Librement. Avec respect. Tout en sachant que l’autre est aussi libre que moi.

À chaque fois, je reçois des mains de l’amour un bouquet de sérénité en retour.

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Petit parent deviendra grand

Le coeur du coeur d'une mèreQue souhaite tout parent pour son enfant? Le voir voler de ses propres ailes, libre, autonome. Et que souhaite tout enfant devenu adulte dont le parent le rend coupable, l’encage de conditionnements, retient son élan? Serait-ce aussi de le voir vivre sa vie, libre et autonome?

C’est ravie que je vous confie, avec son assentiment, que mon fils évolue maintenant loin du nid de papa et maman. Mission accomplie! En fait, pas exactement…

Jusqu’à vraiment pas si longtemps, la mission n’était accomplie… qu’à demi! En effet, mon fils avait bel et bien quitté l’enfance et, même, l’adolescence. Mais moi? Avais-je bel et bien quitté la parentance?

Par parentance, j’inclus, d’une part, le phénomène absolument naturel de mettre au monde un petit, comme cela se produit partout dans la nature. Et j’inclus, d’autre part, le processus d’amener notre petit à maturité, ce qui est par contre tout à fait unique. Car cela peut demander de nombreuses années et mille soins attentionnés.

L’expérience m’a appris que la parentance a une date d’expiration. Quoi? Oui.

Petit, mon fils n’avait pas le choix de son toit, de ses vêtements, de ce qu’il y avait dans son assiette, de nos choix, à son père et à moi. Aujourd’hui, sa vie lui appartient au complet. Ce qui inclut ce qu’il pense, ce qu’il dit, ce qu’il fait… et ne pense pas, ne dit pas, ne fait pas.

L'amour liberté

Mon fils est un être à part entière. Totalement libre. Parfaitement autonome. Tout comme vous. Tout comme moi.

Si je libère mon fils de sa cage dorée, si je le dégage de toute responsabilité envers moi, si je lui enlève ses chaînes invisibles, si je l’affranchis de tout esclavage, de toute culpabilité, eh bien, je le fais également à mon endroit. Je m’affranchis de toute forme d’attachement. Pareillement.

Ainsi, lorsque notre enfant prend son envol, il est temps pour nous de prendre le nôtre aussi. L’amour véritable ne peut se vivre que dans la liberté totale. 

Mission accomplie pour moi… complètement, cette fois. Mon rôle de couveuse est fini. Mon cœur de mère vient de basculer dans l’infini.

Notre petit volant dans l'infini

Quel majestueux tableau que de voir son enfant évoluer dans un espace de créativité! Quel précieux cadeau que de le savoir pleinement déployé dans sa glorieuse destinée!

Quant à nous, petits parents devenus grands, savourons la douceur d’aimer librement sous le soleil de la sérénité.

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