Où se cache l’amour?

Nébuleuse bleue en coeurAprès quelques éternités à s’amuser dans la lumière, l’amour eut l’idée de venir jouer dans la matière. Il trouvait sa joie dans l’infinité de formes qu’il créait. Petit à petit, comme le bourgeon devient jardin, ses créations prirent de formidables proportions.

Elles évoluèrent jusqu’au point de se retrouver dans l’œil des humains. Les commentaires allaient bon train.

On se plaignait de la pluie et du temps sec. Les uns qui aimaient s’activer en plein-air détestaient la pluie. Les autres qui aimaient les averses pour arroser leurs champs détestaient le temps sec.

Caché dans le souffle du vent, l’amour trouva curieux qu’on ignore son souci de garder équilibrée la délicate santé de la nature.

On se plaignait du changement et de la routine. Les uns qui aimaient une existence sans surprises détestaient le changement. Les autres qui aimaient les occasions de s’exalter détestaient la routine.

Caché dans le pouls de la vie, l’amour trouva curieux qu’on ignore son souci de garder stimulante la fluidité des événements.

On se plaignait de l’opulence et de la privation. Les uns qui aimaient s’entourer de confort détestaient toute privation. Les autres qui aimaient faire preuve d’économie détestaient l’opulence.

Caché dans la providence, l’amour trouva curieux qu’on ignore son souci de garder harmonieuses les complémentarités.

Puis, vint le jour où l’amour, en ayant assez entendu, toucha son point de non-retour. Il était là et… Pouf! Il n’y était plus.

Soudain, on sentit tout autour que les choses étaient différentes. Les plus sages conclurent que cette absence, ce vide, ce manque, c’était l’amour. Et qu’il avait disparu!

Inquiets, ils partirent à son secours. Mais où se cachait-il? Ils le cherchèrent dans un rayon de lune, sous la feuille d’un chou, sur un flocon vagabond, dans le sourire d’un bambin… Rien!

La rumeur courait que l’amour boudait le monde des hommes.

Après des milliers d’années et des milliards de kilomètres, les sages s’avouèrent vaincus. Ils baissèrent les bras et renoncèrent à trouver l’amour. Tout espoir était perdu…

Vraiment? Ce n’est pas bien connaître l’amour!

Galaxie en coeur (2)

Car si nous le connaissions aussi bien qu’il nous connaît, nous saurions que ce trésor des trésors se cache là où aucune critique, aucun reproche, aucune plainte ne peut l’atteindre.

Tous les espoirs sont de nouveau permis, puisque l’amour se cache là où il sait tout de nous, là où il peut tout pour nous. L’amour se cache dans son éternelle demeure… notre cœur.

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Les ailes de mon coeur

Mon ange et moiEt s’il existait une dimension au-delà de vos sens humains? Et si vous étiez accompagné d’un ange gardien? Et s’il avait un prénom parfaitement aligné à votre destin? Ça vous rassurerait peut-être, hein?

C’était au bureau. Une amie originale me suggéra cette façon de découvrir le prénom de mon ange gardien. Le soir avant de t’endormir, demande-lui de te révéler son prénom le lendemain. Ainsi, le premier prénom que tu entendras au cours de la journée et qui finira par el ou elle sera son prénom officiel. D’accoeur!

Le soir-même, je présentai ma requête. J’avais ma petite idée sur le prénom qu’il devait avoir : Michel. Pourquoi? Parce que je m’appelle Dominique Michelle Allaire. Et que ça serait parfait! La belle affaire…

Le lendemain matin, j’allumai la radio, écoutant attentivement tous les prénoms. Rien. Arrivée au bureau, deux notes de service m’attendaient. Sur la liste de diffusion, un prénom au-dessus du mien : Danielle. Zut! Sur la seconde liste, même chose. Re-zut!

Avant-midi. Une nouvelle employée m’interpella : Danielle, peux-tu m’aider? Offusquée pour les raisons que vous connaissez, je me fis tout de même serviable. Au lunch, je rejoignis un groupe de collègues. Un ami me confia qu’il pensait justement à moi. Il lisait un livre en anglais. Connais-tu l’auteure? Danielle Steele. Ah! non, pas ce prénom!

Après-midi. Je sortais de l’ascenseur. Un ami y monta. Il avait rendez-vous avec un certain Daniel. Déçue, je regardai les portes se refermer sur mon entêtement.

Déjà au lit. Déterminée, je lançai un ultimatum à mon ange gardien. En fait, je lui donnais une dernière chance de s’appeler Michel. À mon réveil, j’allumai la radio. Quelle joie! Ma chanson préférée : Joué d’avance.

Prévenez les anges Daniel Seff

Ne connaissant pas l’auteur, je tendis l’oreille. L’annonceur dit assurément pour me narguer : C’était le tout récent succès de Daniel Seff, extrait de son album : Prévenez les anges! Oui, oui, je sais…

Comment nier l’évidence? C’est officiel! Mon ange gardien s’appelle Daniel.

Derrière le volant, en route pour le bureau, je revis toutes ces fois où l’on m’avait appelée Danielle. Et je saisis la pertinence de ce lapsus récurrent. Daniel. Quand quelqu’un m’appelle Danielle, c’est son ange gardien qui dit bonjour au mien.

Petit matin magique

Les yeux embués d’émotion et la peau couverte de frissons, je roulais dans les brumes du petit matin, pendant que le brouillard de ma résistance se dissipait enfin.

Mon cœur avait des ailes. Merci Daniel!

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On n’a qu’une vie à vivre!

FLower powerAdolescente enivrée d’amour bucolique, j’étanchais ma soif d’authentique à la fontaine de quatre troubadours dans le vent. Au secondaire, je remplaçais par des fleurs la ponctuation de mes dissertations. Et j’inscrivais comme en-tête, sur chacun de mes devoirs, ce redoutable slogan : On n’a qu’une vie à vivre!

Aujourd’hui, j’y ajoute cette question : Une seule vie à vivre… vraiment?

Bien sûr que non. Je dois cette réponse au luxueux recul du temps, ainsi qu’à la fabuleuse richesse des expériences vécues. Des baptêmes aux funérailles. Du neuf à l’usagé. Diplôme, mariage, carrière, grossesse, naissance, exaltation. Fausse couche, chômage, divorce, maladie, chirurgie, dépression.

Une constance… Je passe ma vie à me recycler!

Accueils et deuils. Introductions et conclusions. Nous vivons non seulement plus d’une vie, mais nous mourons plus d’une fois, aussi. Il nous suffit de songer à toutes ces petites et grandes naissances, à toutes ces petites et grandes morts que nous expérimentons sans cesse, depuis notre arrivée sur cette terre de matière. Acceptations et renoncements se suivent et ne se ressemblent pas.

Tous ces points-virgules voudraient-ils nous préparer au point final?

C’est ce que je découvris, en 2005, quand je vécus mon pouf dans la lumière. Pendant une fraction de seconde, matière et lumière se fusionnèrent. Les frontières de mon mental s’effondrèrent et je basculai au-delà de mes cinq sens limités. Je pus alors percevoir notre vraie nature illimitée.

Une seconde et POUF!… je clignais un œil dans l’infini. Une autre seconde et… j’étais de retour ici.

Ce n’était qu’un petit pouf de rien du tout. Le genre de petit pouf dont on revient. Dont on peut parler à notre retour. Je m’amuse à dire qu’un jour, je ferai le grand pouf. Celui dont on ne revient pas. C’est le cas de le dire : Je n’en reviendrai pas! Ah! Ah!

J’y pense souvent, à cet instant si beau, si lumineux. Habituellement le soir, juste avant d’appuyer sur le bouton pause de ma vie. J’adore me préparer ainsi pour la nuit. Je m’imagine être la caméra de Google Earth.

Dans les bras de la galaxieImage en plongée. Je m’éloigne de mon corps au-dessus du lit, de la chambre, de la maison. J’accélère. Ville, province, pays, planète, soleil, galaxie…

Quelle envolée!

Moi, minuscupule Dodo de rien du tout, je m’endors doucement dans les bras amoureux de cet océan infini, ne sachant pas si, tantôt, je rouvrirai les yeux…

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Laudelarama

Laudelarama 1Il y a vingt ans, maman tirait sa révérence. Il y a trois ans, c’était au tour de celle d’une amie très chère. En hommage aux personnes qui ont quitté le monde de la matière pour celui de la lumière, causons de cet endroit que j’appelle avec amour, Laudelarama.

Le mot fut lâché par un dimanche matin pluvieux, chez ma copine. On se remémorait l’atelier animé par une coach spirituelle que j’apprécie beaucoup.

Nostalgique, mon amie m’avoua que sa maman lui manquait encore énormément. J’accueillis son émoi tout en pensant aux nombreuses photos de cette dernière, qui trônaient dans chaque pièce de la maison. Y compris un petit autel décoré avec ses objets préférés.

Avec tendresse, je lui fis remarquer ce fait : Je reconnais qu’elle est absente dans la forme que tu aimais. Toutefois, tu vois sûrement combien elle est présente… partout… dans toutes ces nouvelles formes!

Mon amie s’accrochait : Dodo, c’est juste des photos. J’aimerais tellement qu’on se parle, elle et moi. Hélas! Je ne sais pas comment contacter l’au-delà.

Comment? Mais de quoi parlait-elle? Bénie du confort de notre amitié, je la taquinai en ces termes : Dans l’au-delà? L’au-delà de qui? L’au-delà de quoi? L’au-delà… d’ici? L’au-delà… là-bas? Ah! Laudelarama!

L’œil un brin moqueur, elle riposta : Ben quoi? Ma mère est dans la lumière. Ce n’est pas ici, tout de même! J’insistai : Ah? Si ce n’est pas ici, c’est où, alors?

Laudelarama 2

Son silence était invitant. J’en profitai pour appuyer sur le surligneur : Mon amie, l’au-delà est ici! Pas ailleurs, ni sur eBay, ni dans un futur meilleur, ni même dans une galaxie très très lointaine. Cet au-delà que tu veux tant visiter est là… là! Laudelarama est en toi! Tu le côtoies à chaque instant.

La joie lui redonna du teint. Je conclus : Chère amie, tout est présent. Et tout, ça inclut ta maman. Évidemment!

Son visage s’ensoleilla. Dodo, j’aimerais sentir la présence de ma mère tout près de moi, comme tu sens la tienne. Penses-tu que ça va m’arriver? 

Laudelarama 3

Vous devinez ma réponse : Ta maman est ici. Vous vous parlez déjà, n’est-ce pas? Émue, elle confirma : C’est vrai. Je lui parle régulièrement. Et je l’entends souvent. Dis-moi, c’est… aussi simple… que ça?

Mon silence valida son intuition.

Laudelarama est à un battement de cœur de ceux qu’on aime. Matière et lumière, ces deux mondes sont le même.

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