Pour le meilleur et pour le pire

Pour le meilleur et le pireVous connaissez probablement cette phrase extraite des vœux que prononcent les futurs époux lors de la cérémonie du mariage. Permettez-moi de vous la citer au complet. Je vous dirai pourquoi dans treize secondes.

Pour le meilleur et pour le pire; devant Dieu et devant familles et amis, je fais la promesse solennelle de t’aimer, de te chérir et de t’être fidèle dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, dans la joie comme dans la peine, jusqu’à ce que la mort nous sépare.

N’est-ce pas l’engagement que sont invités à prendre notre corps et notre âme… avec tout notre amour?

Pour le meilleur et pour le pire. C’est ce que j’observe chaque jour. Et que je partage aux alentours. Avec aussi beaucoup d’amour. Même si mon intention est parfois perçue autrement. Tout se peut. Naturellement.

J’aimerais tant vous dire que tout va bien aller. Tout le temps. Qu’il existe une voie de service pour éviter les problèmes. Systématiquement. Qu’il y a un produit miracle pour éliminer les désagréments. Instantanément. À tout le moins, oser vous en faire miroiter l’ombre de l’illusion de la possibilité.

Longtemps, j’ai souhaité m’abonner au meilleur. Surtout quand rien n’allait plus dans le sens de ma volonté. Surtout quand le sort assombrissait le tunnel de mes envies. Est-ce trop demander, un peu de lumière, un petit répit?

Longtemps, j’ai cherché à me soustraire du pire. La vie m’a appris à en extraire le nécessaire. Inlassablement, j’ai voulu effacer toute trace de souffrance du beau roman de mon existence. La vie m’a invitée à accepter même la tache qui se trouve dans le mot détachement.

Meilleur et pire, ce duo fabuleux se trouve en soi. Cet engagement tant espéré existe vraiment. Il palpite au milieu des humeurs de l’espace et du temps. Au cœur des perceptions bipolaires. Incluant tout et son contraire.

L'amour est même làC’est à ce rendez-vous amoureux que je vous convie. Inlassablement. Ici et ailleurs. Partout où mes mots sont lus ou entendus. Acceptés ou répétés. Rejetés ou ignorés.

Certains y voient une obsession. D’autres, une mission. Pour moi, c’est le plus délicieux poison. À chaque goutte, il comble mon cœur d’une parcelle d’infini. À chaque seconde, il écourte ma vie. Et donne autant qu’il retire.

Meilleur ou pire. Qui saurait dire? L’amour est un mystérieux élixir.

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés

Publicités

Un été avec mon grand amour

Ordinateur portatif_Andrew FerezL’heure est grave, chers bogophiles. L’heure est très grave. En fait, elle ne l’est plus vraiment, puisque je suis à deux lignes de vous révéler l’issue bénie de mon tourment. Récemment, je me demandais si j’allais avoir le courage de passer à l’action. Par la grâce divine, je l’ai enfin trouvé! C’est la réponse à cette massive question : Si vous saviez qui est votre grand amour et s’il vous demandait de passer trois mois avec lui, que lui diriez-vous? Moi? Après une brève hésitation, je lui ai répondu… OUI!

Ce grand amour qui met mon sang en ébullition et des paillettes dans les prunelles, c’est l’écriture de mon quatrième livre.

Son sort s’est scellé comme par magie, jeudi dernier, lorsque mon petit chéri a reçu la bénédiction de mon éditeur et ses deux adjointes. Nous avons convenu de la date de la parution.

Et pour lui prouver combien je l’aime, je vais lui consacrer toute ma créativité cet été. Ce qui signifie que je vous reviendrai en septembre pour la suite. D’ici-là, je vous invite à relire les articles déjà en ligne ici. À découvrir les 102 chroniques retirées de ce blogue et  publiées en exclusivité juste pour vous dans mon livre Bye bye bog.

Et à apprécier la magnifique préface de Christine Michaud (voir l’onglet ci-haut).

Je vous avoue que ce n’est pas facile pour moi d’interrompre ce rituel que j’honore depuis plus de quatre ans. Vous savoir au rendez-vous me faisait chaud au cœur. Cependant, il nous est possible de garder le contact, car je vais continuer d’alimenter mes Pensées d’amour trois fois par semaine.

Et puis, si on s’ennuie trop, il y a toujours Facebook pour se tenir à jour de notre nouveau! 🙂

L’auteure en moi a tellement hâte de retranscrire ce que mon grand amour va me dicter. La dernière fois que j’ai écrit un livre remonte à plusieurs années. Je tremble un peu… Je suppose que c’est naturel de se sentir ainsi, quand on va à la rencontre de ce qui fait battre notre cœur si fort.

YouTube Un air d'été de Pierre BertrandÀ vous, fidèles bogophiles, je vous souhaite un été spectaculaire. Puissiez-vous côtoyer votre grand amour, ne serait-ce que l’espace d’une saison! Merci pour tout ce temps partagé à vous écrire et à me lire.

Avec la joie de se retrouver à la fin de l’été, je vous offre cette chanson de Pierre Bertrand!

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés

 

Les Bontés Divines

Bontés Divines WebtvEn 2004, Christine Michaud formait un groupe constitué d’une dizaine de ses amies. Elles se rencontraient mensuellement pour échanger sur des sujets inspirants et faire le bien autour d’elles. Les Bontés Divines étaient nées. Depuis un an, un peu partout dans le monde, des centaines de personnes se réunissent une fois par mois pour voir le beau, apprécier le bon et faire le bien. En juillet dernier, émue par autant de bonté, Suzie Matte créait la WEBTV éponyme.

Comme la marraine-fée vient de céder le flambeau à la relève, j’ai senti l’élan de vous raconter comment les Bontés Divines ont changé ma vie. J’espère que vous sentirez l’infinité de mercis dont j’ai parsemé mon récit…

Au nom de nous tous, je tiens à te dire merci, Christine, pour ton immense dévouement à promouvoir l’esprit de générosité des Bontés. Tu as créé une communauté qui vivra bien au-delà de la forme initiale que tu lui as donnée. Que le futur qui te tend les bras soit sexy, zen et happy!

En avril 2013, à ma toute première participation aux Bontés Divines, je sentis quelque chose se passait. L’énergie dans la salle était vraiment différente. Était-ce parce que nous étions réunis dans une chapelle? Peut-être… Toujours est-il que j’étais arrivée à la rencontre le moral à plat et que j’en étais sortie complètement revigorée.

Un mois plus tard, j’étais bénévole à l’entrée. Imaginez ma surprise d’accueillir des visages familiers : anciennes connaissances, amis Facebook, participants à mes conférences, anciens clients! Et que dire des nouvelles personnes qui se montraient si amicales avec moi! Wow!

En septembre, les Bontés Divines de Laval m’invitèrent à animer une conférence. Pour la première fois depuis dix ans, j’allais improviser sans présentation PowerPoint devant 130 personnes. Ce jour-là, mon monde en profita pour basculer…

Je donnai tout. Mon enthousiasme. Ma folie. Ma sagesse. Mon amour. Ma magie. Jusqu’à la dernière seconde qui m’était accordée… Puis, vidée comme une mère qui vient d’accoucher, je saluai les Bontés.

Soudain, une marée d’amour comme je n’en avais jamais vue ni sentie se leva et déferla sur moi avec une douceur infinie. Le bleuet que j’étais venait de trouver sa talle bénie!

Suzie l’immortalisa en entrevue WEBTV. Ô joie!

Dominique Allaire et Suzie Matte WEBTVGrâce à vous, les Bontés Divines, donner et recevoir sont maintenant fusionnés. Pour ce miracle inattendu autant qu’espéré, je vous dis merci.

Vous êtes dans mon cœur et mes prières pour l’éternité!

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés

Demandez et vous recevrez!

Demandez mains ouvertesIl est bien connu, ce dicton qui nous vient de l’apôtre Mathieu et qui dit en plus long ceci : Demandez et l’on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe. Voilà l’essentiel de la leçon qui m’attendait en avril dernier au Chopra Center, en Californie.

Ensemble, revisitons ce moment-phare de ma vie, en espérant qu’il jettera un peu de sa lumière sur la vôtre aussi.

Je participais à l’atelier Seduction of Spirit, qui durait une semaine. Le lundi matin, je m’empressai de choisir mon siège dans la salle où se trouvaient plus de 500 personnes. Pendant une bonne partie de l’avant-midi, les deux jeunes filles devant moi consultaient leur cellulaire et s’échangeaient des photos, en même temps que parlaient Deepak Chopra et ses invités.

Deux sentiments contradictoires m’habitaient. D’une part, j’avais le goût de leur exprimer ma frustration en leur disant qu’elles m’empêchaient d’entendre les conférenciers. D’autre part, je voulais faire preuve d’ouverture d’esprit.

La solution tant espérée se montra le bout du nez quand l’une des jeunes filles se retourna pour me demander d’enlever mon sac, qui était appuyé contre le dossier de son siège. Il l’importunait! Bien sûr, lui répondis-je. Et par la même occasion, j’en profitai pour lui demander si elle et son amie pouvaient fermer leurs cellulaires.

Chose demandée, chose reçue!

Ma voisine de gauche et celle de droite me murmurèrent d’une même voix un profond merci, assorti de soupirs de soulagement. Deux minutes plus tard, c’était la pause. Et voici ce qu’il y avait d’affiché sur les écrans géants : Par respect pour les autres, merci d’éteindre vos cellulaires.

Ah! mais je n’étais pas tout à fait sortie du bois, comme on dit par ici. La culpabilité s’amusa tout l’après-midi à envenimer ma quiétude. Dieu merci, le baume rôde près de la plaie. Après avoir médité là-dessus, je rentrai d’un pas lent à l’hôtel.

NamasteSoudain, une lueur de conscience inonda mon sentiment d’inconfort. Et j’entendis clairement ceci : Demande, ma Dodo. Demande. Chacun est libre de donner.

Le message évapora mes doutes.

Depuis ce moment béni, lorsque je sens la justesse d’une demande, je l’exprime. Simplement. Librement. Avec respect. Tout en sachant que l’autre est aussi libre que moi.

À chaque fois, je reçois des mains de l’amour un bouquet de sérénité en retour.

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés

 

Juliette et Marguerite

Julie Niquette et Rose-Marie_BBBDepuis très longtemps, la vie met sur mon chemin des gens animés du désir de publier un livre. Cet heureux jeu du destin vient sûrement de mon amour infini pour le monde de l’écrit et sa constellation d’auteurs, de livres, d’éditeurs, de libraires et de lecteurs… comme vous!

Mon cœur vibre de joie chaque fois que je les accompagne, de leurs tout premiers tremblements jusqu’au soir du lancement. Vendredi prochain, nous allons célébrer Julie Niquette et son premier bijou pour adolescents (petits et grands!) intitulé Juliette et Marguerite.

Pour vous mettre en appétit, voici les courriels que je lui avais envoyés en lisant son manuscrit, en septembre 2012. Mon admiration continue son expansion.

Rapport numéro 1 : J’en suis à la page 12 de ma palpitante lecture. Et j’ai ri au moins deux fois à haute voix! J’adore Juliette! Et j’aime sa personnalité jeune, naïve, authentique, colorée et un peu névrosée (comme moi, quoi!).

Rapport numéro 2 : J’en suis à la page 27 de mon amusante lecture. Et j’ai ri au moins quatre fois à haute voix! J’adore Juliette! Et j’aime ses descriptions imaginatives, ses projections farfelues, ses questionnements tortueux et ses conclusions originales (j’envie beaucoup ton talent!).

Rapport numéro 3 : J’en suis à la page 43 de ma captivante lecture. Et j’ai ri au moins six fois à haute voix! J’adore encore Juliette! Et j’aime ses introspections stupéfiantes, ses perceptions mélimélodramatiques, ses conclusions rocambolesques (j’envie de plus en plus ton talent!).

Rapport numéro 4 : J’en suis à la page 70 de mon hilarante lecture. Et j’ai ri au moins trois très longues fois à haute voix! J’adore tante Marguerite! Et j’aime sa personnalité décontractée, son choix de couleurs inspiré et sa sagesse parfumée de lavande.

Rapport numéro 5 : Je viens de terminer ton touchant roman. Et c’est bizarre… L’écran de mon ordi est tout flou… J’adore tout! Y compris la surprenante conclusion. Je ne me doutais pas une seconde que… (à vous de découvrir la surprise!). BRAVO! Tu m’as eue!!!!!!!

Dodo et Julie SLM 2012_BBBJulie, ton roman est presque prêt pour publication. Il ne lui manque que de minuscupules retouches. Pour le reste, il est bien mûr pour la cueillette par Le Dauphin Blanc ou toute autre maison d’édition friande de ce genre de romans.

Merci pour ce privilège extrêmement apprécié!!!! Ton admiratrice et fidèle lectrice, Dodo

Pour vous, une seule question : Portez-vous un livre en attente d’expression?

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés

À main levée

La vie préfère présenter ses œuvres d’art dans la rue plutôt que dans les musées. Sa façon de recruter ses complices est d’ailleurs très spontanée. Prenons cette fois où je lui servis d’artiste dans la cour du Louvre. Ci-contre, une jeune fille photographie ses amis. Derrière elle, c’est moi dessinant à son insu un V avec les doigts.

Pourquoi? Eh bien, parce qu’elle avait besoin d’un petit coup de main.

L’ayant observée pendant un long moment à tout tenter pour parvenir à esquisser sur le visage figé de ces messieurs l’ombre d’un sourire radieux, j’avais écouté sans réfléchir un élan. D’où mon geste pertinent… ou impertinent!

En me voyant lever les doigts en cachette, ils pouffèrent de rire. Du coup, leur copine se fit joyeusement aller la gâchette : Clic! Clic! Clic! Sans se douter une seconde de mon intervention diabolique… ou angélique!

Je découvris plus tard que mon amie avait immortalisé ce que je vous décris.

Cette anecdote illustre la loi universelle qui veut que chaque appui se jumelle à son défi. En effet, notre demoiselle était si préoccupée par ce qui se passait devant elle, qu’elle ignorait complètement ce qui se déroulait dans son dos.

La vie lui envoya juste à temps le déclencheur qui permit à son obturateur de capturer les adorables sourires de ses camarades. Serait-ce la preuve que se faire jouer dans le dos est parfois une bonne chose?

Comme dirait le moulin, voilà encore de l’eau pour m’aider à moudre mon grain. Mon grain de sel quotidien… c’est certain!

J’irai plus loin. Non, nous ne sommes pas seuls sur cette terre.

La vie nous entoure constamment de partenaires. Étrangers ou familiers, ses assistants sont présents partout. Elle nous fournit, au bon moment, la bonne personne sur qui compter. Et même si notre paysage est encombré de peurs et de culpabilités, derrière ces blocages rayonnent la confiance et la liberté.

Vous en doutez? Alors, je vous invite à délaisser ce qui vous captive en ce moment pour regarder attentivement autour de vous.

Main levéeVous la verrez, cette âme prête à vous comprendre, vous écouter, vous entendre. Vous le sentirez, ce cœur prêt à vous montrer ce que vous pensiez avoir perdu à jamais. Car la vie et ses artistes aiment créer à main levée!

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés

Un idéal d’amour conjugal

Le couple conjugal par ScottoÊtes-vous de ces gens qui, comme moi, ont une idée définie du couple idéal qu’ils veulent recréer dans leur vie? À regarder l’arbre dont je suis le fruit, c’est à mes parents que je dois cette image bénie. Ils ont su me montrer très tôt la beauté naturelle de l’amour conjugal.

Disons aussi qu’à l’époque où les papillons de l’adolescence commençaient à me chatouiller les sens, le peace and love était en pleine effervescence.

Grâce à la pilule contraceptive, mes parents pouvaient enfin s’adonner à leurs rapprochements affectueux sans craindre d’augmenter accidentellement leur progéniture. Maman voyait dans cette invention un gage de liberté, dont elle faisait l’éloge avec fierté.

Je me souviens de l’époque où nous avions un chalet à la campagne. Et notamment de ce samedi de juillet, juste après le lunch du midi. Il faisait un temps bucolique. Toute la famille était réunie.

Comme j’étais l’aînée, ma mère me demanda de surveiller les enfants, m’expliquant qu’elle voulait faire une petite promenade, seule à seul avec mon père. En maillot de bains, papa s’empara d’une couverture et suivit maman à vive allure.

Curieux accoutrements pour une randonnée dans la nature!

Obéissante, quoique soupçonnant une certaine anguille sous roche, j’occupai les enfants. Deux heures plus tard, mes parents rentraient, les yeux particulièrement brillants…

Une autre chose que leurs regards faussement angéliques attira mon attention.

Il y avait d’abord la tête échevelée de ma mère, ponctuée par-ci par-là de mèches vert mousse me rappelant, mais alors là pas du tout vaguement, la végétation du champ voisin. Puis, je remarquai le dos de mon père, littéralement bombardé de piqûres de maringouins.

Ces indices traçaient un portrait bien différent de celui que ma mère mettait de l’avant. Ils évoquaient plutôt une tête plongée dans un lit de mousse verdoyant. Et un dos offert en buffet appétissant à tout insecte venant.

La bonne humeur contagieuse de papa et maman me donna à espérer pour moi-même et mon futur compagnon une complicité amoureuse d’aussi harmonieux diapason. Encore aujourd’hui, le parfum de connivence que ce souvenir dégage me donne envie de boire une fois de plus à cette fontaine de jouvence.

Le couple en coquelicotsPeu importe l’autel sur lequel on voudrait tant l’immoler, l’amour conjugal demeure le plus exigeant et le plus enrichissant de toutes les amours incarnées.

Et s’il n’est pas à l’extérieur, ce couple vit à l’intérieur.

Vous le connaissez. Il s’appelle Miss Yin et Mister Yang…

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés