On n’a qu’une vie à vivre!

FLower powerAdolescente enivrée d’amour bucolique, j’étanchais ma soif d’authentique à la fontaine de quatre troubadours dans le vent. Au secondaire, je remplaçais par des fleurs la ponctuation de mes dissertations. Et j’inscrivais comme en-tête, sur chacun de mes devoirs, ce redoutable slogan : On n’a qu’une vie à vivre!

Aujourd’hui, j’y ajoute cette question : Une seule vie à vivre… vraiment?

Bien sûr que non. Je dois cette réponse au luxueux recul du temps, ainsi qu’à la fabuleuse richesse des expériences vécues. Des baptêmes aux funérailles. Du neuf à l’usagé. Diplôme, mariage, carrière, grossesse, naissance, exaltation. Fausse couche, chômage, divorce, maladie, chirurgie, dépression.

Une constance… Je passe ma vie à me recycler!

Accueils et deuils. Introductions et conclusions. Nous vivons non seulement plus d’une vie, mais nous mourons plus d’une fois, aussi. Il nous suffit de songer à toutes ces petites et grandes naissances, à toutes ces petites et grandes morts que nous expérimentons sans cesse, depuis notre arrivée sur cette terre de matière. Acceptations et renoncements se suivent et ne se ressemblent pas.

Tous ces points-virgules voudraient-ils nous préparer au point final?

C’est ce que je découvris, en 2005, quand je vécus mon pouf dans la lumière. Pendant une fraction de seconde, matière et lumière se fusionnèrent. Les frontières de mon mental s’effondrèrent et je basculai au-delà de mes cinq sens limités. Je pus alors percevoir notre vraie nature illimitée.

Une seconde et POUF!… je clignais un œil dans l’infini. Une autre seconde et… j’étais de retour ici.

Ce n’était qu’un petit pouf de rien du tout. Le genre de petit pouf dont on revient. Dont on peut parler à notre retour. Je m’amuse à dire qu’un jour, je ferai le grand pouf. Celui dont on ne revient pas. C’est le cas de le dire : Je n’en reviendrai pas! Ah! Ah!

J’y pense souvent, à cet instant si beau, si lumineux. Habituellement le soir, juste avant d’appuyer sur le bouton pause de ma vie. J’adore me préparer ainsi pour la nuit. Je m’imagine être la caméra de Google Earth.

Dans les bras de la galaxieImage en plongée. Je m’éloigne de mon corps au-dessus du lit, de la chambre, de la maison. J’accélère. Ville, province, pays, planète, soleil, galaxie…

Quelle envolée!

Moi, minuscupule Dodo de rien du tout, je m’endors doucement dans les bras amoureux de cet océan infini, ne sachant pas si, tantôt, je rouvrirai les yeux…

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Celui-que-rien-ne-peut-arrêter

Fleur-de-PissenlitDétendez-vous, amis d’Harry Potter, notre compère n’a rien à voir avec Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Celui qui m’active en cet instant les neurones s’imagine peut-être passer sous le radar. Pourtant, nul n’est plus bavard. Ô enquiquineur de nos heures, je t’ai en plein dans le collimateur!

Nous te devons les vagues d’émotions qui nous secouent, lorsque la vie défie nos perceptions.

Toi que rien ne peut arrêter, il nous arrive parfois souhaiter que tu prennes une pause. Pour nous donner le temps de souffler un peu. Et savourer ce qui est. Le conserver intact. Sans ton continuel tic-tac.

Serait-ce illusoire de vouloir t’arrêter? On peut rêver…

Quand tout va bien, j’aimerais tellement figer ma réalité dans le plexiglas de la perpétuité. Et empêcher l’inévitable… Comme ces personnes de mon entourage qui obéissent à l’appel de leur destinée et dont les chemins s’éloignent du mien.

Pourtant, quand tout va mal, comme tu es le bienvenu!

Je me suis longtemps demandé quel était ton nom. Le temps? La vie? La mort? Le changement? Le vieillissement? La justice? La maturité? L’éternité?

Tu laisses ta trace partout depuis ma naissance. Tu as transformé mes jeunes parents en un petit tas de cendres. Tu as fait germer en moi un trésor fabuleux qui évolue ailleurs en adulte heureux. Tu as réaménagé le paysage de mon corps, au point que je me demande parfois s’il m’appartient encore.

Tu as le pouvoir d’initier de merveilleux projets. Tu as planté en moi mille grains de possibles pour attiser ma curiosité. Alimenter ma vitalité. M’inspirer à me réinventer. Élargir mes horizons. Redéfinir mes perceptions.

wind-of-change-holly-kempeTu ne connais pas de repos. Quand tu es graine, tu te mets à pousser et deviens un arbre grandiose. Tu étales tes branches et tes feuilles dans tout l’espace dont tu disposes. Tu oses.

Sais-tu faire autre chose?

Toujours plus haut. Plus bas. Plus près. Plus loin. Plus chaud. Plus froid. Plus lourd. Plus léger. Macro. Micro. Portatif. Cellulaire. Tu crées et tu détruis. Des cellules et des maladies. Des trous noirs et des galaxies. Des claques et des baisers. C’est nécessaire pour assurer ta survie. Survie? Vraiment?

Transformation perpétuelleTu vis pleinement ta vie d’initiateur officiel du mouvement universel. Et tu assumes totalement ta mission. Sans te remettre en question. Dans un parfait abandon.

Alors, pourquoi ne pas suivre ton élan, nous, tes dignes enfants?

Tout en se rappelant l’essentiel : L’amour est une transformation perpétuelle!

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