La mémoire du coeur

Ma chouetteSi l’amour est un professeur, toutes ses leçons sont en forme de cœur. Puisque c’est son anniversaire aujourd’hui, j’aimerais vous parler de Tante Beth, mon maître à penser, et de la maladie qui l’afflige et dont j’ai tant appris. Même si une mémoire défaillante en a fait une fillette dépendante, rassurez-vous! Nous la gardons bien au chaud dans le nid douillet de notre affection.

C’est avec la permission de la famille que je peux vous en causer un brin.

Je me souviens du choc brutal qui m’a secouée, quand ma cousine m’annonça le diagnostic officiel. Quoi? Ma tante que j’adore, cette force plus grande que nature, atteinte d’Alzheimer? À 61 ans? Tu plaisantes! Moins de cinq ans nous séparent. Pourquoi suis-je la dernière à l’apprendre? J’aurais dû m’en apercevoir. Gros mots. Larmes. Bon…

Dans la tourmente de mes pensées, je reconnus sa voix rassurante : Ne t’en fais pas, ma chouette. Ça va aller. Nous, c’est pour l’éternité.

Si vous avez vécu ce genre de situation, vous avez probablement réagi comme moi : déni, colère, culpabilité, frustration, souffrance, dérision, tristesse, dépression, solitude, espoir, acceptation. Je viens de vous résumer les cinq dernières années…

Autant pour elle-même que pour ses proches, la maladie de ma tante comporte des aspects douloureux et réconfortants à la fois. Nous détestons la situation et, en même temps, nous aimons encore plus fort.

Celle qui s’est dévouée toute sa vie à servir les autres fait dorénavant l’objet de mille et une attentions. Celle qui nous enseignait le courage de nous tenir debout en nous secouant les ailes, nous enseigne maintenant le courage de tenir le coup en nous rappelant l’essentiel. Ses enseignements prennent désormais d’autres formes. Plus subtiles. Plus personnelles.

Grâce à elle, nous apprenons que la vie est imprévisible. Qu’elle nous réserve des surprises. Et que nous ne savons pas de quoi notre fin aura l’air. Nous apprenons comment accepter ce que nous ne pouvons pas changer. Et, surtout, qu’une épreuve traversée ensemble nous renforce et nous rapproche malgré les plumes qu’il en coûte et les inévitables silences.

Désormais, le mot présence prend d’innombrables sens.

La Déesse de l'hiver

Élisabeth chérie, ma presque sœur, ma vieille amie, alors que le voile blanc de l’oubli recouvre doucement toute trace de moi du paysage de ta glorieuse vie, sache que tu demeures bien vivante là où mon amour pour toi est infini. Dans la mémoire du cœur, aucun souvenir ne meurt.

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

CONSULTEZ votre intuition avec les cartes ICI & MAINTENANT

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés

Publicités

Quand on a soif d’amour

Quand on  a soif d'amour 2014L’amour ne tarit pas d’originalité pour nous rappeler que tout part de soi. Ses stratégies varient à l’infini. Parfois, il nous attire dans un désert sans oasis ni rivière. Puis, juste au moment où l’on croit disparaître, une vérité nous secoue de tout notre être. Elle monte en nous comme un torrent. Oui, tout part de soi.

Surtout quand on a soif d’amour…

C’est l’étonnante découverte que je fis à la suite d’événements spectaculaires. Rien de moins. J’ai d’abord vécu une série de surdoses où ma soif d’amour fut éprouvée de façon inégalée. J’ai ensuite vécu une série de surdoses où ma soif d’amour fut étanchée au-delà de tout ce que j’aurais pu espérer.

Imaginons que nous venons au monde avec une soif d’amour.

Notre besoin d’amour prend la forme d’un contenant plus ou moins grand. Nous nous en servons pour donner notre amour aux autres et pour en recevoir de leur part. Les autres sont nombreux : parents, amis, professeurs, conjoint, enfants, collègues, clients, voisins, lecteurs… La liste est sans fin.

Grâce à cet échange constant, notre soif d’amour se calme un instant, mais pas pour longtemps.

Il arrive que nos provisions soient vraiment réduites. Et même si nous avons très soif, nous continuons d’en donner à ceux qui en ont moins que nous. C’est chose courante. Des assoiffés d’amour qui se désaltèrent mutuellement…

Un jour, nous en avons assez de ce commerce épuisant. Ce qui enchante la vie, spécialiste de l’abondance sans fond. Soudain, la soif nous tenaille plus fort que jamais. Assoiffés à en perdre la raison, nous sommes si faibles que nous cessons de courir dans toutes les directions.

Eh oui! On pense même à se creuser un puits…

Nul besoin, chers amis, puisqu’une marée d’amour inonde tous nos contenants. Elle nous submerge en dehors et en dedans. La soif s’est apaisée. Nous sommes géostationnaires. Tout est parfait. Nous nous sentons à notre place. La vie connaît maintenant notre adresse.

Un doux murmure se fait entendre.

La source d'amour en soiDe légers tremblements nous parcourent tout le corps, l’esprit, le cœur. Telle une source miraculeuse, l’amour jaillit du plus profond de nous-mêmes. Il déborde de tout notre être. Et notre seul désir, désormais, est de laisser couler cette eau vive. Naturellement.

Jusqu’à la fin des temps…

Pour cette grâce dont la vie me bénit, je dis merci. Et c’est la grâce que je vous souhaite, si vous en avez l’envie!

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

 www.DominiqueAllaire.com  www.penseesDAmour.net

©2004-2014 Dominique Allaire  Tous droits réservés