À chacun sa boîte noire!

La boite noire coeur rougeVous connaissez ce dispositif qui enregistre les conversations dans la cabine de pilotage d’un avion. Eh bien, il désigne à merveille les personnes à qui je me confie depuis si longtemps. Comme ils sont précieux, ces sarcophages de discrétion qui entreposent mes secrets les plus profonds!

Et-vous? Avez-vous connu au moins une fois le bonheur de vous épancher sans pudeur à un cœur capable de vous accueillir au complet, dans votre beau et votre laid? J’espère que oui. Ou alors, dites-moi que ce sera bientôt fait!

Au risque de faire des jaloux, je vous avoue que j’ai eu le privilège de me confier en toute intimité plus de fois que j’ai de doigts…

Voilà d’ailleurs pourquoi je me fais une joie d’offrir à mon tour, à qui me fait confiance, un climat propice à la confidence. D’aussi loin que ma mémoire puisse me transporter, je me souviens d’avoir pu faire un bout de chemin en compagnie d’une âme complice.

Et quel est ce luxe sans prix que propose cette analogie?

Une écoute. Authentique et vraie. Une écoute qui me permet de me dire sans me censurer. Une oreille attentive qui crée un espace assez vaste pour que j’y place mes mots. Mes paragraphes. Une présence en forme de page blanche pour y écrire mes drames à l’encre de mes larmes.

Une écoute si tendre que son silence m’invite à m’entendre. Me démêler. Me comprendre.

Quelle soit une relation de longue date ou de récente ondée, j’en apprécie le confort et le réconfort. Chaque fois, je me sens bénie de pouvoir enlever masques, griffes et exigences en compagnie d’une personne qui me prend comme je suis.

Je vous vante les mérites de cette pratique, alors qu’elle est tout sauf pudique.

Car certains pourraient accuser ceux qui se confient de s’adonner au nudisme et ceux qui les écoutent de faire du voyeurisme. Un bon point, j’en conviens. Comme une allégorie en vaut une autre, je leur répondrais que la confidence nettoie l’esprit de façon aussi profitable qu’une douche sans imperméable.

Ne me demandez pas d’où me viennent ces liens que je fais avec les objets de mon quotidien, cette chimère repose désormais dans le tiroir aux mystères.

Quelle que soit la lourdeur des secrets que nous portons, elle diminue dès que nous les partageons. Puis, un jour, ils deviennent si petits que nous rions de les avoir tant grossis.

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